
Qu’est-ce qu’une synchronicité ?
Une information du futur qui nous vient dans le présent. Nous avons le choix de la suivre et de prendre une bifurcation du futur, ou de suivre le chemin entamé, conditionné, prévisible de notre vie à court terme. Finalement, si le libre arbitre existe, ce serait en cette bifurcation consciente qu’il pourrait s’exprimer.
Comment reconnaître une synchronicité ?
Attention aux pièges ! Lorsque nous voulons recevoir les informations des futurs possibles pour avoir le choix de nous orienter, nous avons tendance à focaliser et voir des signes du futur partout. Le mental prend le dessus et invente des possibilités de messages reçus comme l’IA invente la solution la plus probable à une question posée pour laquelle elle ne trouve pas d’informations unanimes. Or, une synchronicité est au contraire faite de répétitions. Pour commencer, une synchronicité nous interpelle par son originalité. Quelque chose d’improbable, de rarissime, voire d’étrange auquel nous assistons et qui nous interpelle. Plus que de nous interpeller, elle nous intrigue réellement, le temps d’une seconde, une minute, juste une brève sensation inattendue, qui nous sort de nos pensées, de ce que nous sommes en train de faire.
Ensuite, il y a l’aspect répétitif à prendre en compte. Le plus souvent, une synchronicité se répète sur un laps de temps assez court, ce qui renforce l’étrangeté et l’originalité reconnue de l’évènement. Nous ne pouvons plus nier qu’il se passe quelque chose puisque l’improbable se répète.
Pour finir, la synchronicité nous apporte, au moment où elle se produit, un sentiment de joie, d’amusement, quelque chose de ludique et d’heureux, qui se produit lors d’une action en cours tout à fait banale. En allant au travail par exemple, dans une salle d’attente, en nature…
Lorsque vous avez ces 3 conditions réunies, alors vous pouvez admettre que le futur a rejoint le présent et que vous pouvez prendre une bifurcation qui s’offre à vous, où va se présenter sous peu…
C’est ce qui m’est arrivé ces dernières semaines.
J’ai commencé à voir des scarabées partout. Rien d’anormal en été sur les chemins. Mais ces scarabées avaient tous un comportement étrange, ou une couleur incroyablement belle, soit ils étaient à un endroit non adapté… bref, chaque rencontre faisait que je devais m’arrêter pour observer, et chaque rencontre m’a enjouée par la beauté de l’animal. J’en ai pourtant vu des milliers en randonnée à mon âge, mais pendant ce qui a duré 2 ou 3 semaines, ces rencontres m’ont interpellée.
Puis il y a eu Petit scarabée, un jeune stagiaire qui a intégré l’équipe dans le même temps. Son histoire vécue en Égypte, son retour en France, et ses émotions, sa personnalité, m’ont interpellée également. J’ai beaucoup aimé parler avec lui d’autre chose que du travail. Il m’a marquée. Sa jeunesse, son immaturité, et déjà une si belle histoire d’amitiés et d’amour pour un pays étranger au départ.
J’ai commencé à me dire qu’il se passait quelque chose et qu’il fallait que je sois attentive. Et tout de suite après, ce week-end en Haute-Loire sur le massif du Mont Gerbier de Jonc. Un scarabée au milieu du chemin que j’ai voulu sortir du milieu du chemin, et qui m’a retenue là un long moment alors que j’étais attendue pour ce début de randonnée. Et ces deux vautours fauves qui nous ont survolés une fois au sommet, deux énormes rapaces de presque deux mètres d’envergure juste au-dessus de nos têtes. Il y avait 17 ans que je n’en avais pas vu, ce qui est déjà formidable pour une Ligérienne (on n’a pas de rapaces aussi grands chez nous). Ces vautours sont apparus lorsque j’ai décidé, pour la première fois de ma vie, de sortir mon carnet de voyage au milieu de tous les randonneurs pour croquer le paysage. Je me suis enfin affranchie de la curiosité des gens lorsque leur ombre est apparue sur les rochers que je dessinais. J’ai été la seule parmi les promeneurs à reconnaître leur nature, sans aucune hésitation, et je les ai regardés passer comme dans un film au ralenti.
Puis ce retour à la réalité le surlendemain, retour dans mon environnement professionnel que je défendais corps et âme et duquel je ne voulais plus m’échapper, cette nouvelle offre d’emploi dont nous avons parlé au café, un évènement peu plaisant une heure après, une prise de décision immédiate après 5 ans de bons et loyaux services, une postulation le lendemain… et un nouveau poste pour moi validé après deux entretiens les semaines suivantes. J’ai pris un virage à 90 degrés en à peine quelques heures. Je n’aurais jamais imaginé que cela puisse être possible pour moi, qui réfléchis pas mal avant d’agir. Le plus remarquable est que ce changement rapide et surprenant me rend ultra heureuse aujourd’hui. Je n’aurais jamais pu l’imaginer.
Toute cette histoire m’a inspiré un nouveau monde du royaume du Tigre, celui du passage à l’action. À force de dessiner des scarabées, Per-Khepri est né.
Je vous le partage aujourd’hui.


