Je me suis souvent demandée pourquoi ce genre d’expériences m’intéressaient. Les voyages oniriques, les rêves lucides, les sens humains non explorés …
La réponse se trouve au même endroit que lorsque j’ai tourné le dos aux sciences dures, en cursus scolaire du moins, pour me tourner vers les sciences humaines. J’y apprenais que nos connaissances étaient limitées, mais que nous devions nous en contenter, et prendre nos acquis comme des vérités, faute de mieux.
Mais les limites de nos connaissances ne nous enferment que si nous refusons d’ouvrir la porte aux différents possibles qui existent en périphérie… et bien au-delà. D’ouvrir sincèrement la porte.
Finalement, je crois que j’ai une âme d’exploratrice, voilà tout.

Je n’ai pas, pour autant, choisi de partir du côté de la science quantique non plus. J’ai simplement vécu des expériences multiples qui ne pouvaient se suffire à elles-mêmes. J’ai toujours eu envie de comprendre.
Ces différentes expériences sensorielles, ne pouvant être définies ni expliquées de manière convaincante par la science actuelle, je n’ai eu d’autre choix que de creuser la question. Pour cela, je devais expérimenter davantage, tenter de reproduire certains phénomènes. Lire et entendre ce que d’autres, avant moi, avaient vécu, afin de mettre en corrélation mes découvertes avec ce que le monde en savait déjà.
Je ne suis pas entourée de beaucoup d’initiés, mais j’ai pu apprendre deux ou trois choses utiles :
Les scientifiques parlent de 12 sens que l’être humain posséderait :
« Au quotidien, nos perceptions sensorielles semblent souvent accessoires, mais c’est à travers elles que nous prenons consciemment part à la vie — et d’ailleurs avec plus que les cinq sens connus. Le scientifique et philosophe Rudolf Steiner, fondateur de Weleda, s’est beaucoup intéressé à la faculté qu’a l’être humain de percevoir. Il a ainsi identifié douze sens au total.
Aux cinq sens habituels — le toucher, la vue, l’ouïe, l’odorat et le goût — il a ajouté sept autres sens : le sens de la chaleur, le sens de l’équilibre, le sens de la capacité motrice, le sens de la parole, le sens de la pensée, le sens de la vie et le sens d’autrui.
Il a subdivisé ces douze sens en trois catégories : les sens de l’environnement, les sens corporels et les sens sociaux. »
Les sens de l’environnement
Le sens de la vue est le plus utilisé pour s’orienter. Nous regardons si le soleil brille, où se trouve la clé de la maison… Mais ce monde visible révèle toute sa richesse lorsque nous faisons une pause en conscience : lumière, obscurité, couleurs.
Amer ou salé, sucré ou acide ? Concernant le sens gustatif, notre langue distingue quatre qualités principales. Pourtant, le goût est une expérience multiple et complexe, car il se mêle facilement aux odeurs et aux sensations tactiles sur la langue.
Les réactions aux odeurs et aux parfums sont très individuelles et émotionnelles. C’est tout à fait normal, car le sens olfactif est d’une grande sensibilité.
Par une froide journée d’hiver, sans gants, nous choisirons la pelle à neige avec un manche en bois plutôt qu’en fer. La raison ? Notre sens de la chaleur, qui nous permet de percevoir la matière et les espaces que nous traversons.
Les sens corporels
La plupart du temps, nous n’avons pas conscience de notre sens de l’équilibre. Ce n’est que lorsqu’il vacille — vertiges, déséquilibre — que nous mesurons son importance.
Le sens de nos capacités motrices nous semble tout aussi évident. Il nous permet de bouger sans regarder, de coordonner nos gestes avec précision.
Le sens de la vie, lui, se manifeste lorsque nous sommes fatigués ou malades. Il nous relie à notre état intérieur, à l’alternance entre vitalité et épuisement.
Enfin, le sens tactile, lié au mouvement, nous aide à ressentir les limites de notre corps et celles du monde qui nous entoure.
Les sens sociaux
Entendre implique une proximité. Écouter la voix d’un être humain ou d’un animal crée un lien.
Le sens de la parole va plus loin que l’ouïe : même sans comprendre une langue étrangère, nous reconnaissons ses rythmes, ses intentions.
Avec le sens de la pensée, nous pouvons capter, à travers l’écoute, des idées qui ne sont pas encore les nôtres.
Et dès la naissance, nous manifestons un intérêt pour autrui. Ce lien profond, c’est le sens d’autrui.
Mais voici que d’autres chercheurs s’intéressent aujourd’hui aux états modifiés de conscience et tentent d’explorer comment certaines personnes semblent mobiliser des formes de perception dites « extrasensorielles », encore controversées mais observées dans certains contextes :
- la télépathie : échange d’informations à distance
- la clairvoyance : incluant précognition et rétrocognition
- la clairaudience : perception de sons non physiques
- la vision à distance : perception d’événements éloignés
- l’intuition : accès à une connaissance sans raisonnement conscient
De mon point de vue, ces capacités seront peut-être, un jour, mieux comprises, voire reconnues. Des chercheurs, mais aussi des méditants et des praticiens des états de transe, explorent déjà ces territoires.
Mais aujourd’hui, nous nous heurtons encore aux protocoles de la découverte scientifique. N’existe réellement, dans ce cadre, que ce qui est observable, mesurable et explicable avec nos connaissances actuelles.
Et cela peut sembler… terriblement limitant.
Tout cela pour dire que j’aime explorer pour me faire ma propre opinion.
Et je ne peux m’empêcher de vous inviter à en faire autant, surtout dans ce domaine.
À ce propos, j’ajoute ce soir une page dédiée aux ressources humaines qui peuvent vous accompagner dans ces explorations, si vous en ressentez le besoin. Des personnes fiables que j’ai rencontrées personnellement.
Belle soirée les amis. A très vite

Article écrit le 25 nov 2025
Ton article est très intéressant Jessie et laisse à y réfléchir énormément …Je me suis déjà posée des tas de questions sur ces perceptions extrasensorielles et j’ai un peu lu à leurs sujets …merci et bonne fin d’année
Merci Juliette, j’explore et je témoigne, mais il est tellement plus porteur d expérimenter par soi-même. Belle journée.