
Une fois n’est pas coutume, bien que j’y pense sérieusement le laisser devenir, une amie m’a proposé un bain sonore. J’avais une bonne idée de ce que ce pouvait être, mais une curiosité toute particulière m’a piquée quant à ma capacité de vivre une telle expérience en groupe.
Le premier bain sonore en institut, j’ai adoré. Les vibrations sonores qui nous traversent sont tellement plus puissantes que lorsqu’elles passent par un casque audio. D’ailleurs, je vais réfléchir à cette question, une de mes nombreuses interrogations sur Jaoria. Comment des ondes sonores diffusées par un casques peuvent elles soigner le corps sans être en contact avec les parties de ce corps. J’ai bien mon idée sur la question, les chamanes ne me contrediraient pas pour sûr, la tête peut tout. Bref, donc un premier bain extraordinaire pendant lequel j’ai vibré de tout mon long avec une infinie reconnaissance. En effet, je soigne une névralgie cervico-brachiale et j’ai pu me soulager de la douleur le temps de ce bain.
Si ce premier bain me surprit et m’enthousiasma complètement, ce fut lors du second, soit un mois après, que tout se précisa. Arrivée au centre, je me rappelle avoir décidé cette fois de voyager en Jaoria. Mon Mindscape favori. Cette névralgie ne me passait pas et je n’avais pas eu le temps de méditer entre temps. Ma pudeur et ma politesse exacerbée m’empêchaient jusque là de partir dans mon monde en occultant mon entourage. Je prends toujours bien soin de ceux qui m’entourent, je veille discrètement. Mais cette fois, RAF (rien à foutre), je voulais profiter, avec pour être honnête, cette curiosité de savoir si je pouvais y arriver en étant entourée. Car lors des voyages vous le savez, nous restons là dans la pièce, entendons l’environnement proche, et nous sommes en voyage ailleurs en même temps. Impossible donc pour moi de ne pas entendre ma voisine endormie ronfler.
Ce voyage a été fabuleux, intense, vibrant de l’infiniment petit à l’infiniment grand. J’ai été orienté par le court temps d’accompagnement de Frederic qui préparent les participants à partir dans une sorte de méditation au tout début de l’heure. Il a parlé de l(infiniment petit et de l’infiniment grand, et mon esprit à fait le reste.
Je vous joins le dessin que je n’ai pas encore mis en couleurs. Je vous l’expliquerai lorsque je vous livrerai la version définitive. Mais ce qu’il y a à retenir, c’est que je n’ai plus repris un anti-douleur depuis ce voyage. La hernie discale est bien présente sur l’imagerie, mais elle recule dans mes sensations depuis ce bain. Les bains sonores, les voyages « chamanique » sous entendu ici dans l’imaginaire, soignent.
A très vite les amis.